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Poussières de sang - Compagnie Salia nï Seydou

© Antoine Tempé
24.05.2010 | 20:30 H
Staatstheater, Großes Haus
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Extrait vidéo disponible en bas de page!
Tanzstück für sieben Tänzer, eine Sängerin und vier Musiker.
Die Compagnie Salia nï seydou steht für die neue afrikanische Choreographie. 2006 wurde ihr Centre Chorégraphique in Ouagadougou mit großem Erfolg eröffnet, bislang einzigartig auf dem Kontinent. Aber am selben Tag brechen gewalttätige Konfrontationen zwischen Armee und Polizei aus. Dieses Ereignis war für salia nï seydou ausschlaggebend, sich auf das Thema Gewalt zu konzentrieren, mit dem sie sich seit langem beschäftigen. Poussières de Sang (wörtlich: Blutstaub) beginnt mit einem Klagelied voller Schmerz und Sanftheit. In dieser Hymne liegen bereits das Stöhnen, das Leiden, Gewalt, Blut und Tod. Da kommen zwei, drei, sieben Tänzer und fegen diesen verzweifelten, luziden Moment der Stille davon mit ihrem frenetischen Gestampfe auf der ockerfarbenen Erde voller Blut. Die entmenschlichten Körper werden von einer extremen Gewalttätigkeit mitgerissen. Sie durchleben die Zuckungen der Trance und müssen schließlich, von Erschöpfung überwältigt, zu Boden gehen.
Salia Sanou und Seydou Boro integrieren in ihr neues Stück individuelles wie kollektives Gedächtnis der Tragödie. Aus der Not ihrer eigenen Situation haben sie ein universelles Thema gemacht: die Katastrophe. „Es gibt solche Momente in unserem Leben, in denen alles erreicht zu sein scheint und uns dann urplötzlich die Zeit des Friedens entgleitet, uns machtlos auf einem Boden zurücklässt, der uns unter den Füßen weggezogen wird.“
Wie schaffen wir es gemeinsam, diese Sturmzeiten zu überwinden.
Pièce chorégraphique pour sept danseurs, une chanteuse et quatre musicens.
La compagnie Salia nï Seydou est au cœur du renouveau chorégraphique africain. En 2006 à Ouagadougou, son succès passait par l’inauguration d’un Centre chorégraphique sans équivalent sur ce continent. Mais ce même jour, de violents affrontements éclatent entre l’armée et la police. Cet événement déclenche pour Salia nï Seydou un besoin de créer autour de la réflexion qu’ils mènent depuis longtemps sur la violence. Poussières de sang s’ouvre sur un chant plaintif rempli de douleur et de douceur. Cet hymne annonce déjà les gémissements, les souffrances, les violences, le sang, la mort. Puis deux, trois, sept danseurs balaient ce calme instant de désolation divinatoire et foulent frénétiquement la terre ocre maculée de sang. Les corps déshumanisés sont entraînés dans une violence extrême. Ils subissent les convulsions de la transe et, vaincus d’épuisements, sont contraints de s’abaisser jusqu’à terre. Salia Sanou et Seydou Boro intègrent dans leur nouvelle pièce la mémoire individuelle et collective des tragédies. Ils ont fait de l’urgence de leur situation individuelle un thème universel : la catastrophe. « Il est de ces moments de notre existence où tout semble acquis et où, soudain, ce temps paisible nous échappe, nous laisse impuissants sur un sol qui se dérobe sous nos pieds. »
Ensemble, comment surmonter ces moments de tempête ?
Choreografie | Chorégraphie : Seydou Boro et Salia Sanou
Licht | Lumières : Eric Wurtz
Kostüme | Costumes : Martine Somé
Szenografie | Scénographie : Ky Siriki
Musik und Interpretation | Musique et interprétation : Mamadou Koné (Stimme, Gitarre, Balafon, Flöte | voix, guitare, balafon, flûte) (Burkina Faso), Pierre Vaiana (Saxophon, Percussion, Stimme | saxophone, percussion, voix) (Belgium, Belgique), Oumarou Bambara (Djembé,Talking drum, Ngoni, Balafon, Stimme | djembé, tambour d'aisselle, ngoni, balafon, voix) (France), Amadou Dembélé (Talking drum, Ngoni | tambour d’aisselle, ngoni) (Burkina Faso), Djata Melissa Ilebou (Gesang, Text | chant, texte) (Burkina Faso)
Tänzer | Danseurs : Salia Sanou, Seydou Boro, Adjaratou Ouédraogo, Ousseni Sako, Boukary Séré (Burkina Faso), Asha Thomas (USA), Bénédicth Sene (France)
Bühnenmeister und Tonregie | Régie générale et son : Eric Da Graça Neves
Lichtregie | Régie lumières : Anne Dutoya
Administration : Marie de Heaulme
Uraufführung | Création 23 juin 2008 au Festival International Montpellier Danse
Koproduktion | Coproduction : la Passerelle - scène nationale de Saint-Brieuc, Festival Montpellier Danse 2008, Le Volcan - Scène nationale – Maison de la Culture du Havre, Théâtre de la Ville - Paris, Théâtre de la Bastille / Théâtre de l'Agora, Scène nationale d’Evry et de l’Essonne, dans le cadre des résidences de création soutenues par la Région Ile-de-France, Centre National de la Danse - Pantin, Culturesfrance, Centre culturel français de Ouagadougou, Centre de Développement Chorégraphique - La Termitière de Ouagadougou, compagnie salia nï seydou
Mit der Unterstützung von | Avec le soutien : du Ministère de la culture et de la communication - DRAC de Bretagne et du Conseil Général des Côtes d'Armor
Die Compagnie arbeitet in Partnerschaft mit | La compagnie salia nï seydou est associée à : la Passerelle - scène nationale de Saint-Brieuc et en résidence longue au Centre National de la Danse - Pantin
Dauer | Durée : 65 min
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